écrire
écrire pour dire autrement
Marie-Christine Descouard découvre l’écriture comme une nécessité, un besoin de dire autrement. Quand elle ne trouve pas de texte qui exprime ce qu’elle ressent, elle écrit Le Printemps de la grâce, inspiré par Marie-Madeleine, figure de l’amour et de l’épreuve. Cette pièce, saluée par le public, la critique et…
Romain Bouteille lui-même, touche au spirituel et à l’universel. « Ce texte dépassait l’histoire christique, il s’est révélé universel », reconnaît-elle. Pour elle, écrire, c’est également chercher la vérité et faire de sa vie une œuvre cohérente : « Oui, l’artiste doit se sublimer, et il doit déjà commencer par lui-même. »
MCD : Des études m’avaient d’abord menée vers l’orthophonie, aider à rééduquer le langage… Déjà attirée par l’expression verbale… Mais l’écriture apparaît véritablement après une grosse épreuve personnelle, déterminante puisqu’elle m’amène un temps à suspendre ma carrière d’actrice. Plus tard je désire la reprendre, et pour la reprendre je cherche un texte existant, pour la scène. Finalement je décide d’écrire moi-même, attirée par un personnage biblique : Marie-Magdeleine. Ainsi naît un monologue, “Le Printemps de la grâce”. C’est un tournant parce qu’en explorant l’histoire de cette femme, j’explore aussi son expérience de l’amour, éprouvé et dépassé ! Compagnon de ma route artistique, Romain Bouteille s’est trouvé frappé par la dimension spirituelle et universelle du texte. Et il m’aida un temps à le diffuser, avec son épouse…
Et pour la suite ?
Ensuite m’est venu le désir de raconter ce que j’avais vécu au Café de la Gare, ma première grande aventure-théâtre ! Personne ne s’était encore frotté à cela…
Comment vous y êtes-vous prise ?
Inconsciente d’abord, et tant mieux ! Puis encouragée donc portée par le co-fondateur avec Coluche de cette magnifique aventure théâtrale ! J’ai attendu quelques deux ans avant que Romain Bouteille ne ponde la préface du livre… et il vit le jour grâce aux Éditions du Cherche-Midi. Après, et le petit dernier, ce fut Je ne suis pas là pour longtemps, encore une histoire d’amour, vécue par le héros du livre… “Il est petit parce qu’on peut facilement le mettre dans sa poche !” C’est un concentré de l’histoire de vie d’un homme magnifique, artiste véritable, avec bonheurs et douleurs… comme dans la vie…





